: Fortitude

Translate

lundi 23 février 2015

Que faire en cas de fou-rire dans un lieu public? (1)

Fou rire: dans un lieu public

Voici le blog de mes humeurs et de mes découvertes...


Que faire en cas de fou rire dans un lieu public?

Les occasions de rire sont si rares qu'il faut les marquer d'une pierre blanche! Comme les dates d'anniversaire, les adresses, les numéros de téléphone. Il faudrait avoir un calepin spécial rire, avec des entrées alphabétiques. Ce sont des histoires à raconter, au même titre que les premiers biberons, les langes, les premiers pas, le vélo et la première cuite.
Bon. 
Ce jour-là, cela fait bien longtemps, j'étais aide-libraire dans une station balnéaire en Loire-Atlantique et je faisais du rangement à l'étage de la librairie. Quelques personnes baguenaudaient en bas, j'avais tout mon temps. La patronne tenait la caisse, y avait pas le feu, de toute façon, elle m'avait donné pour tâche de ranger les livres mélangés par les client, sur la mezzanine. L'activité était calme et je n'avais pas besoin d'intervenir au rez-de-chaussée. Qui dit ranger les livres dit de temps en temps les sortir des rayons. Je lisais les quatrièmes de couverture. 
Cependant, l'un de ces quatrièmes de couverture a bien failli avoir ma peau.
I ne payait pas de mine, ce bouquin. Une couverture banale, une sorte de passe-partout blanc entourant un rectangle jaune où s'étalait le titre de l'ouvrage et le nom de celui qui l'avait commis.
Nom, prénom de l'auteur: rien de très glamour, que du commun. Genre Jean-François, Pierre, Paul ou Jacques. Le nom: Dubois. y a Dupont, aussi, Durand...
Rien ne prédisposait ce rectangle jaune à la débauche de bonne humeur qui allait suivre.


Ce n'est pas la couverture de mon livre, mais ce n'est pas grave. Au moins, vous avez les références comme ça.
"Parfois, je ris tout seul".
Le titre m'a tout de suite interpellée. Il faut vous dire que, dans mon jeune temps, j'étais une enfant particulièrement gaie et sympathique, au point que j'étais réputée pour mon bon caractère (Ça a changé depuis, ahaha). Effectivement, il m'arrivait de rigoler toute seule, soit parce que je me racontais une histoire, soit parce que, brusquement, le soir, dans mon lit, je me souvenais d'un truc drôle. Une réplique du capitaine Haddock dans Tintin. Un jeu de mots dans Astérix. Une blague. N'importe quoi. Et je me marrais et tout le monde m'entendait. Après, ça faisait le tour de la famille, y en qui rigolaient, et d'autres pas du tout. Mais ça, c'est une autre histoire.
Alors, ce titre, c'est vous dire! Comme il me parlait!

Un extrait 
Après avoir soupesé ma trouvaille, vite, un coup d'oeil en bas, que je ne me fasse pas prendre entrain de bayer aux corneilles. Je tournai ma découverte.
Donc, quatrième de couverture.
Et là, ce fut l'avalanche, la vague, le fou-rire irrépressible, l'envie de me gondoler, de rire fort, et chaque pensée ou image relançait le rire, en volutes sonores et incompréhensibles pour autrui. 
Le plus dur, quand je suis prise de fou rire c'est d'éviter de:
-faire du bruit; le bruit attire l'attention du public
- d'exploser: à force de se retenir, j'en pouvais plus
- parler normalement.
- se tenir droite
- ne pas se répandre (vous voyez ce que je veux dire?)

Pas de chance, j'entendis:
-" Tiens, viens voir, il y a un paquet à faire"
ou
-"Tu as fini?"
Les phrases du boulot appellent  forcément une réponse. Surtout celles de la patronne. Or, j'était totalement incapable de répondre.
Il y a eu un hoquet bizarre, et je lui ai répondu en un minimum de mots: moins on parle, moins on se trahit. Je descendis en ralliant tout ce je connaissais de sérieux, et de techniques de contrôle de soi (qui n'était pas une capacité super évidente à ce moment-là)
Planquer une vraie gaieté requiert des capacités d'agent double ou triple infiltré. Genre Homeland.
Éviter de croiser le regard des gens. Leur ignorance redouble l'accès, leur regard aussi.
Vite vite, je file vers le bureau où nous faisons les paquets.
-Ça va?"
La libraire se doutait de quelque chose. Il faut éluder, si je commence à raconter ce que j'ai lu là-haut, ça ne va pas le faire. Partager un fou-rire avec un collègue, oui, un supérieur, c'est déjà plus limite, mais avec des gens que je n'ai vu ni d'Ève, ni d'Adam, non (je voyais quelques badauds dans la boutique). 
J'ai réussi à m'acquitter de ma tâche.
Comme une droguée, je me suis retrouvée là-haut a me marrer et c'est là qu'Hélène, la patronne m'a surprise. Je ne l'avais pas entendue monter.  Elle était sympa, je lui ai expliqué, et elle m'a dit que ce fameux quatrième de couverture lui avait fait le même effet. Et on y a été chacune de notre anecdote.

Fou-rire, de Chantal Gousseau.




Là, je vous ai raconté un fou-rire sans grand public.

La prochaine fois: un fou-rire au restaurant, en plein coup de feu. Ça vous dit?

Pour aller plus loin:
http://dettacheedepresse.com/lextrait-litteraire-semaine-parfois-ris-seul/
http://i-luminet.blogspot.fr/
http://www.chantal-gousseau.com/#filter=.portfolio
http://ceciledequoide9.blogspot.fr/2009/07/parfois-je-ris-tout-seul-de-jean-paul.html

lundi 16 février 2015

Le Big Data, vous connaissez?


Big Data, définition

Le 10 février au soir, je me suis rendue à Paris, en plein brouillard, en plein inconnu. Non pas un brouillard physique, mais un inconnu intellectuel. Je suis allée à une soirée table ronde sur le Big Data.
Le thème contraste curieusement avec la teneur habituelle de mes articles sur ce blog.
J'ai eu cette opportunité par l'intermédiaire d'un contact LinkedIn qui dirige un groupe qui s'appelle 3D: les Décideurs Du Digital.
Comme je n'y connais rien, j'ai décidé de venir. Ça, c'est un challenge! Yep. Big Data, was ist das? What is it?
En une soirée, ma culture digitale et big-digitale a fait un énorme bond en avant!
Vous voyez, je n'ai pas peur de l'inconnu. Explorer les vastes territoires des données, hein, avoir un petit aperçu sur l'avenir informatique, digital, numérique, traitement des données, révolution post-industrielle, GAFA....
Je me lance.
Le Big Data correspond aux données de masse. Bon vu comme ça, je comprends que ça ne vous parle pas énormément.
Par contre, si je vous dis: carte de fidélité, ça vous dit? Qui n'a pas de carte de fidélité? (Bon, si vous n'en avez pas, vous êtes pardonné d'avance, lol) Eh bien, les données stockées sur votre carte de fidélité font partie des Big Data. Vos achats, les dates, les prix, les promos, les quantités... tout ça c'est du Big Data.
Ce sont des données en volume tellement important que ce volume remet en question les techniques informatiques habituelles de bases de données, qui sont, de facto, trop petites pour contenir lesdits Big Data.
Les cartes de fidélité sont la partie émergée de l'iceberg Big Data, accessibles à des néophytes comme moi.
Voilà ma première passerelle d'accès vers l'étoile "Big Data". Une fois que j'ai compris cela, vous pensez bien comme j'était contente! Évidemment, l'histoire ne s'arrête pas là.

Le Big Data et ses outils

 Donc ces données sont tellement nombreuses que vous imaginez bien qu'il faut être super, mais super fort en maths pour les appréhender.
Alors là les maths, je comprends. Les stats aussi, parce qu'évidemment, ordonner ces données (flûte, je n'ai pas fait exprès) implique les statistiques. Les moyennes, les séries, les distributions. Il doit y avoir un livre "les statistiques pour les nuls" non?
Et puis être super fort en maths ne suffit pas, une fois de plus! Il faut également avoir les machines pour faire tourner ces énormes données. Des quantités inimaginables d'espace informatique... stocker des données devient une activité de société comme "TERALAB".

Le Big Data, pourquoi?

Comment en est-on arrivé là? Le modèle de la société de consommation s'essouffle un peu, pas vrai? La relance de l'économie par la consommation, ça n'a pas bien marché ces dernières années, on ne peut pas dire le contraire. Le problème, c'est que la crise telle qu'elle nous est présentée dans les médias masque bien évidemment les progrès technologiques, sociologiques et éducatifs de nos groupements d'individus.
Ce qui veut dire quoi? Les consommateurs sont devenus beaucoup plus "litterate", ils savent ce qu'ils veulent, ils ont des exigences éthiques, écologiques, alimentaires et bien d'autres. Le besoin de consommer s'est complexifié. De plus, avec la "fuite" de certaines industries (que je ne nommerai pas) dans des pays lointains (que je ne nommerai pas non plus) a, de facto, entraîné l'économie dans une spécialisation dans les services. Or, les marketeurs se sont rendus compte que les consommateurs demandent de plus en plus de services dans leurs produits de base: service client, service après-vente, assurances, garanties, je vous en passe et des meilleurs.
Donc on est rendu à l'ère de "l'hyperservicisation personnalisée". Et dans 'l'hyperpersonnalisation de masse". Qu'on se le dise.
Derrière ces termes barbares, cela recouvre une réalité finalement assez simple et quotidienne.
Quelques petits exemples:
-Chez Nike, quand vous achetez une paire de chaussures, des capteurs prennent l'empreinte de votre pied, analysent toutes ces variables et vous sortent une chaussure... sur mesure.
-Chez Harley Davidson, on configure la moto sur un ordi en fonction des exigences du client, couleur, équipements... et la moto personnalisée sort en 6 heures!
Voilà des exemples économiques de l'utilisation de Big Data.

Le Big Data et la création de valeur


Au point que les grandes entreprises changent de modèle économique. On ne parle plus uniquement de retour sur investissement (ou ROI), on parle d'avantage concurrentiel.
Quézaco? Il ne suffit plus d'avoir des investissements rentables, il faut que la base commerciale de l'activité de l'entreprise ou du magasin reste unique, mise à jour, renouvelée continuellement de façon à drainer un nombre croissant de clients, usagers...
Exemple, Amazon.
Alors eux, ils sont super forts! Ce sont les rois de la logistique (ne pas confondre avec le ROI ci-dessus... bon j'essayais de faire de l'humour). Dans leur base de données, ils savent ce que les clients attendent de leur site, ce qu'ils ont déjà acheté. La société pré-achemine des articles similaires le plus près possible des clients pour avoir une livraison en moins de 24h, en cas de commande!
Ces mutations font que, au lieu de vendre un produit, certaines entreprises (majors de l'Internet, grandes entreprises du CAC40...) voient leur objet social évoluer. Désormais, GDF ne vend plus de gaz, mais "une température de confort". Il y a donc création de valeur, car ces sociétés ne vendent plus seulement un produit, mais un ensemble produit+services, dont le prix, évidemment, n'es plus le même.
Le Big Data peut s'appliquer à des domaines très divers: marketing (of course), mais aussi au recrutement, à l'image de l'entreprise, l'automobile, l'aéronautique, et également médecine, météorologie, cartographie...

jembee.wordpress

Le Big Data, avantages et inconvénients


À partir d'une innovation marketing utilisée pour améliorer l'accueil et la satisfaction du client (services, cartes de fidélité et autres), on en arrive à des mises en place de projets énormes (comme Sanofi, qui analyse les tickets de médicaments achetés en fonction des pathologies, de diverses variables comme le goût, la présentation, l'âge des usagers, leur lieu d'habitation (ville, campagne, grande ville, petite ville)... ou comme les chaînes de production d'automobiles, qui sortent des véhicules "assortis" aux desiderata des clients, à l'enregistrement du génome humain et à bien d'autres choses encore.

aodbc.wordpress (il faudrait lui envoyer Obélix)

Mais alors, et les données personnelles, me direz-vous? quid de la protection des données personnelles? Encore du flou juridique.
Par exemple, pour la plupart d'entre nous, on a des comptes Facebook, Tweeter... qui sont des sociétés de droit non seulement américain, mais surtout californien. Truc bizarre pour des Européens: après le décès d'un titulaire d'un compte Facebook, ses ayants-droits n'ont toujours pas réussi à faire fermer ce compte, et ce, deux ans après le décès considéré! Pas moyen. Blocked.
La réponse est: utiliser des serveurs basés en Europe donc soumis au droit européen. A terme, ça veut dire migrer de Facebook et Tweeter sur leurs homologues européens...
En fait, le juridique peine à se mettre au niveau de l'économique et du technologique. Par exemple, un viticulteur décide de prendre sa retraite et de vendre son exploitation. Avec son entreprise, il vend son fichier client, dans lequel figurent 5000 clients. Or l'acheteur se rend compte que sur ces 5000 clients, il n'y a que 1000 entrées qui sont "actives". Au tribunal, il a obtenu l'annulation de la vente car le fichier client vendu a été considéré comme hors commerce car il ne reflétait pas exactement la clientèle réelle de l'exploitation.
Le juridique se doit d'élaborer une doctrine de "droit d'usage" des données.

Le Big Data et l'analyse prédictive

C'est l'application du futur (proche) par excellence. Entasser des données, c'est bien. Les organiser, c'est mieux. Mais en déduire le comportement futur des clients, des usagers, des machines, c'est encore mieux. Plus les Big Data seront alimentés sur, par exemple, une chaîne de montage automobile, plus les retours sur ces Big Data seront alimentés à leur tour par les essais, les pannes, les dates des problèmes, les pièces non conformes, etc, plus les "Big Data scientists" (ingénieurs Big Data) espèreront être capables de "prédire" quand arrivera l'incident, la panne ou tout autre problème mécanique. Dans l'industrie, les professionnels sont très friands de ce genre d'analyse, dite "analyse prédictive".
Cela reste à voir, notamment dans le domaine des transports en public.

Voici ce que j'ai capté de cette table ronde. J'ai essayé de vous en faire profiter...

blog.csdn.net


Une petite question pour finir:
Qui sait ce que recouvre l'acronyme GAFA? Et, encore mieux, GAFAA?
allez, un indice pour vous mettre sur la voie: ce sont des grands producteurs et consommateurs de Big Data... Essayez, sans vous aider d'Internet...
À la prochaine!



Pour aller plus loin...
Association des Décideurs du Digital
http://www.data-business.fr/big-data-definition-enjeux-etudes-cas/
http://www.telecom-paristech.fr/formation-continue/masteres-specialises/big-data.html

lundi 9 février 2015

Fille, garçon, l'éternel débat...

Lectrices et lecteurs,
vous êtes sur un journal dans lequel je partagerai mes projets, mes découvertes,  mes passions. Voyages, visites, société, magasins, je passe beaucoup de choses au filtre de mes impressions. Voici ce que j'ai trouvé dernièrement:


Je trouve cette photo géniale, elle me met de bonne humeur dès le matin...

La relation fille père c'est délicat


De la place des filles et des garçons dans le coeur et les préoccupations des pères.



Quand on pense aux nombres de mamans qui travaillent dans le monde, que ce soit dans les pays développés ou dans les économies émergentes, toutes ces femmes qui peuvent s'appuyer sur leurs filles à la maison pour des tâches domestiques.... pour aider dans le foyer, toutes ces petites filles qui après portent l'espoir de leurs parents d'avoir une vie meilleure...

Cette photo plaide pour une meilleure relation entre pères et filles, qu'elles ne soient pas considérées comme des boulets à marier comme c'est le cas dans nombre de régions.

Je me souviens qu'au Mexique et en Indonésie, les femmes souvent initient un petit business au bord des routes, comme en Afrique d'ailleurs, de restauration, de ventes d'objets, pour améliorer le quotidien de leur famille... Les petites filles pendant ce temps s'occupent de leurs petits frères et soeurs, vont chercher de l'eau...
Il serait temps que certains pères révisent leur conception des filles!

mercredi 4 février 2015

Brest, son tonnerre, sa rade, son port et ses pépites

Lectrices et lecteurs, Fortitudepole a été lancé  suite à mon projet de partir sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle; mais j'ai décidé d'écrire sur toutes les découvertes que je faisais, les déplacements, les expositions; j'enrichis le blog de traductions en matière de développement personnel également. Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de...

Brest


J'ai eu la très bonne idée d'emmener mon cher et tendre lors d'un déplacement professionnel à Brest du 28 au 29 janvier dernier. Tonnerre! (Celle-là, il ne fallait pas la rater).
 Nous étions logés rue Branda, non loin de la rue Jean-Jaurès qui, elle-même, donne près de la rue de Siam, le "poumon commerçant" de Brest.

Plan, courtoisie de quid.fr par voyagesphotosmanu
Ce qui fait que je pouvais me balader comme je voulais dans le centre-ville. Brest est une ville comme Le Havre, Lorient ou Saint-Nazaire, reconstruite après 1945 dans un style "stalinien", immeubles de même taille sans style, grisâtres, ville donc assez inhospitalière à première vue.
Ayant été au lycée quelques années à Saint-Nazaire, je sais comment prendre ce genre de villes! Heureusement, des rivières aux noms romantiques y passent,  l'Élorn, l'Aulne pour ne citer qu'elles et que j'ai repérées, atténuant l'effet anguleux d'une architecture monotone et expéditive. Qui dit rivières dit ponts et certains donnent à Brest ses particularités urbaines:

"Le Château" en arrière-plan, le pont sur la Penfeld

Le pont de la Recouvrance sur l'Élorn, à l'entrée de la ville (quand on vient de Lorient, je précise)
Vous observerez le temps...
Donc je me suis mise à l'abri vite fait, cela va sans dire. Abri dit magasins... en janvier, soldes. Évidemment je les fais à la fin du mois, donc je ne m'attendais pas à trouver grand-chose, et là... surprise!

Tout d'abord, en face de l'hôtel de ville, je vois un vaste magasin (pour éviter le terme de "grand magasin" qui indique soit les magasins du boulevard Haussmann à Paris, soit une franchise quelconque de grande taille, au secours, c'est ce que je veux éviter).
Une vitrine étonnante et de bon goût:


Vitrine "Enfants de Dialogues"
Très intriguée, je me suis approchée, ai contourné l'objet, suis revenue sur mes pas et suis finalement entrée.
Ambiance intime, couleurs, convivialité, confort, je suis tombée dans un paradis pour enfants, grands et petits.


Des jouets par millier... des rayons bien conçus, des outils adaptés pour loisirs créatifs, des tas de billes, de Kapla... génial, les peluches alsaciennes que j'avais repérées sur les marchés de Noël à Strasbourg, j'en ai rapporté deux (j'avoue).



 C'est trop mignon tout ça. Et les billes!


Des centaines et des centaines! Ça me rappelle mon jeune temps ahahah
Une décoration crayonnée très vivante:



Et un rayon livres avec toutes sortes de livres, j'y ai choisi des livres de coloriage, clin d'oeil au jeune temps :

 Bref, il s'agit d'une librairie et d'un magasin de jouets dédié aux enfants, avec une vraie philosophie. Voyez plutôt:



Voilà! C'était ma première découverte à Brest. La librairie Enfants de Dialogues.

Mais voilà, le temps passait, le temps passait et j'ai eu un petit creux. Comme c'était une journée de mousson à la brestoise, genre grosses rafales de vent (j'ai failli écrire "vin"), pluie en trombe, vent, plus de pluie... j'ai eu hâte de me mettre au chaud. Pas de bol rien ne m'inspirait, alors je suis descendue le long de la rue de Siam et j'ai trouvé un groupe de restaurants dont les terrasses étaient vidées de tout public eu égard au temps...
et j'ai trouvé...ô joie,


J'ai apprécié la décoration...







Et je n'ai pas pu résister à l'omelette au bilig façon Alfred


L'omelette à l'andouille, à la fondue de poireau et aux pommes, ça ne se refuse pas.

Bon, une fois ces agapes terminées, il a bien fallu remettre le nez dehors et le temps n'avait pas changé! Tant pis!
J'ai oublié de vous dire qu'aux Halles Saint Louis, rue de Lyon, ils affichent des grandes recettes sur les murs, ça c'est pratique! la preuve:



Aucune excuse pour ne pas essayer cette recette de trifle aux fraises. En plus, c'est simple.

Dans cette rue de Lyon, il y a une super boutique: l'Épicerie des Abbayes. J'y ai trouvé de la gastronomie, des cosmétiques naturels, de jolis textiles, des objets de décoration fabriqués par des abbayes situées dans toutes les régions de France. Dommage, pas de photos.

Je ne me suis pas ennuyée à Brest! J'ai passé une super journée! Il faut dire au revoir à la rade et au port:





Je ne résiste pas à cette vue prise de la voiture en plein contrejour.


http://www.lesenfants.fr/
http://www.restovisio.com/restaurant/chez-alfred-340.htm
http://www.epiceriedesabbayes.fr/





samedi 31 janvier 2015

Chômage: utiliser les réseaux sociaux et leurs avantages pour rebondir

Lectrices et lecteurs, Fortitudepole est un journal personnel dans lequel je partage mes coups de coeurs et mes découvertes, notamment dans le développement personnel, les expositions que je visite, les voyages que je fais, des traductions que je tire de mes lectures.

Chômage

Que faire si vous risquez de perdre votre travail ?

Concentrez-vous sur vos « relations éloignées » ou les "weak ties"





 Dans la littérature concernant les réseaux sociaux, beaucoup de décideurs oublient les avantages que ces mêmes réseaux sociaux pourraient leur apporter personnellement. Que vous considériez les connections LinkedIn, les amis Facebook, les followers Twitter ou tout autre type de relations en réseau, certains des avantages personnels majeurs se trouvent dans les relations que vous entretenez le moins, ou qui sont les plus éloignées et que vous ne connaissez pas bien. Je les appelle : les « relations éloignées » de votre réseau social, et la structure de ces réseaux sociaux font penser que lesdites relations éloignées peuvent apporter beaucoup plus que ce qu’on croit habituellement.



Pourquoi ? Parce que la structure naturelle des réseaux s’apparente à des groupes eux-mêmes inclus dans des groupes plus grands. Chaque réseau personnel de contacts, de collègues, d’amis, d’associés (en ligne ou réels) constitue un petit groupe qui se trouve dans un plus grand groupe, qui lui-même est inclus dans un réseau plus large, et ainsi de suite. Cette structure implique que les connexions qui sont les plus importantes pour vous ne sont pas celles qui présentent le plus de connexions individuelles. Au contraire, les connexions les plus importantes de votre réseau sont celles qui ont le plus de connexions avec des groupes.



C’est pour cette raison que, lorsque vous cherchez un emploi, vous aurez plus de chance d’en trouver un grâce à quelqu’un que vous connaissez mal et qui vous aura aiguillé vers un poste, plutôt que de trouver un job par l’intermédiaire d’un de vos ami ou collègue proche. Après tout, si l’un de vos meilleurs amis entend parler d’un poste à pourvoir, il y a des chances que vous soyez au courant et vos amis aussi. Mais vous ne saurez rien des opportunités d'emploi dont vos relations éloignées connaissent l'existence. Dans la plupart des cas, vos relations éloignées vous donnent accès à des groupes de connexions, au-delà de votre cercle « local ».



Malheureusement, quand les gens craignent de perdre leur travail, quelle qu’en soit la raison, ils ne se concentrent pas du tout sur leurs relations éloignées, et de ce fait, mettent beaucoup plus de temps à trouver un nouveau job, s’ils en trouvent un. Cela s’explique car, quand le chômage menace, nous avons tendance à nous replier sur ceux que nous aimons, ou nos meilleurs amis, ou nos collègues proches qui nous soutiennent. Mais alors que cette attitude nous procure un soutien émotionnel évident, si nous ne faisons pas d’effort pour aller voir au-delà de notre cercle personnel rapproché, nous mettrons plus de temps à trouver un nouveau poste.



Dans un billet récent publié sur Forbes.com concernant son étude, Ned Smith, professeur associé à Kellogg, a observé que la tendance à négliger les relations éloignées est particulièrement évidente chez les personnes qui pensent avoir un « statut social inférieur » d’abord. Ces personnes auront plus de tendance à se replier sur elles-mêmes en cas de chômage, contrairement à celles qui se voient dans un « statut social supérieur » ; ces dernières auront le réflexe de se tourner vers l’extérieur, en augmentant leurs contacts et leurs messages vers leurs relations éloignées en cas de chômage, ou de menace de licenciement. Bien que le prof. Smith extrapole quant aux raisons de cette inégalité, en fait, ces raisons n’ont que peu d’importance.



Si un licenciement menace, la seule chose à savoir est celle-ci :  limiter votre stratégie de contact à votre cercle rapproché d’amis ne fonctionne pas suffisamment. La meilleure stratégie est de vous ouvrir aux autres dans cette situation. Contactez des collègues que vous n’avez pas vus depuis des années. Mettez-vous en relation avec des amis ou connexions que vous connaissez à peine. Cultivez les relations éloignées de votre réseau – particulièrement dans votre réseau LinkedIn; c'est une bonne stratégie pour votre développement professionnel. Il y a plus de chance que vos relations éloignées aient des informations sur des opportunités d'emploi que vous n'imaginez pas.
Mais lorsque vous êtes sur le point de perdre votre emploi, ne vous repliez pas sur vous-même. Ouvrez-vous.
D'après Don Peppers


http://www.peppersandrogersgroup.com/blog/index.html
http://chomage-actif.over-blog.com/
http://vivelechomage.canalblog.com/
http://www.blog-emploi.com/

dimanche 25 janvier 2015

Le trac, trac d'enfer, trac à l'oral, trac en public

Avez-vous le trac ? Voici quelques astuces pour le surmonter.


Le trac est l’une des peurs les plus partagées.
J’étais si nerveuse avant de faire un exposé sur les coraux lorsque j’étais en cinquième, que je m’en rappelle encore, comme si c’était hier. J’ai toujours le trac avant de parler en public, mais pas à ce point. J’ai fait une liste d’astuces, qui m’ont aidée à être plus à l’aise en public.
Malheureusement, l’astuce la plus efficace est celle que les gens qui ont le trac ne voudront jamais suivre : Parler encore plus en public ! En effet, avec la pratique, ça va mieux.
J'ai souvent observé que les gens ont le trac dans différentes situations, ce n’est pas toujours la même chose. Un de mes amis n’a aucun trac quand il parle à 500 personnes, mais est terrifié quand il s’agit de s’adresser à vingt personnes. Un autre ami tremble à l’idée de passer à la TV alors qu'un troisième pense qu’il est beaucoup plus facile de parler à la télévision qu’à un public en chair et en os.
Voici dix sept astuces pour surmonter le trac :

Préparation:

-Préparez-vous. Je n’écris pas un exposé mot pour mot, mais je prépare des notes et je les répète mot pour mot, beaucoup de fois. Ça marche pour moi. Certaines personnes préfèrent une approche plus libre. Néanmoins, plus vous vous sentez préparé, plus vous vous sentirez détendu.
- Pratique mentale. Ça peut paraître bizarre, mais répéter et vous imaginer mentalement accomplir un exposé excellent en étant détendu aide vraiment à vous préparer. Afin de faire cette répétition mentale la plus fidèle possible à la situation réelle…
- Essayer de visiter les lieux. Si vous connaissez la salle où vous allez faire votre présentation, vous vous sentirez beaucoup plus à l’aise. Portez une attention spéciale aux amplificateurs : serez-vous équipé ? Aurez-vous un micro sur un podium ? Aurez-vous un micro sans fil ?

Le jour J, avant :

-Ne faites rien d’inhabituel. Ne faites pas de sieste si ce n’est pas ce que vous faites d’habitude. Ne sautez pas de repas ;  à cause de votre nervosité, vous pourrez ne pas avoir faim, mais vous avez besoin d’énergie. Ne faites pas de soin complet du visage – Je me souviens d’une amie qui a fait un soin comme cela le jour de son mariage, pensant que cela lui donnerait un beau teint. Au lieu de cela, cela a rendu sa peau rouge et marbrée.
- Sport. Le sport aide à se sentir détendu, énergique et concentré. C’est un bon défoulement lorsque vous êtes stressé et agité. De plus, si vous êtes vraiment nerveux, vous ne serez peut être pas capable de vous concentrer très bien sur quelque chose, alors, le sport est un bon moyen pour vous occuper pendant l’attente.
-Vérifiez vos notes et équipement – assurez-vous d’avoir emporté toutes les pages du bon dossier ! Si j’utilise des notes, je numérote chaque page et je contrôle que toutes les pages y soient. Une fois, j’ai été voir une amie qui modérait un panel. Elle a pris ses notes et s’est exclamé : Oh, flûte, j’ai pris le mauvais dossier ».  Elle a pu tourner le problème magnifiquement, mais tout le monde n’en est pas capable.
Les vêtements :
- Vous allez sûrement transpirer plus que d’habitude, donc habillez-vous en fonction.
-Si vous ne savez rien de la prise de son ou si vous savez que vous aurez un micro, portez plutôt une veste ou une chemise ou un vêtement sur lequel on peut clipser un micro. Un corsage ras du cou ne sera pas pratique.
-Pour les femmes : portez des petits talons ou des chaussures plates. L’un des symptômes du trac, ce sont les genoux qui tremblent. Porter des talons hauts amplifie cette sensation jusqu’au point de se sentir trébucher.

Juste avant :

- Agissez comme si vous étiez détendu. C’est mon Troisième Commandement et ça marche vraiment. Agissez comme si vous étiez calme, heureux et enthousiaste. Cela vous aidera à vous ressentir tel quel. En particulier…
- Concentrez-vous et augmentez votre énergie. C’est plus intéressant d’écouter quelqu’un qui a de l’énergie. Cependant, beaucoup d’entre nous en perdent lorsqu’ils sont nerveux. Alors, faites un effort et boostez vous.
-Abaissez vos épaules et vos sourcils. Lorsque vous vous sentez tendu, les épaules et les sourcils ont tendance à remonter, ce qui fait que vous avez l’air et que vous êtes tendu.
- Prenez des respirations profondes, mais concentrez-vous plus sur l’expiration plutôt que l’inspiration. Faites-le maintenant, pour vous-même. Les inspirations profondes favorisent la sensation de panique, tandis que les grandes expirations sont très relaxantes.
- Tendez les bras au-dessus de votre tête et étirez-les. Cela vous aidera à vous sentir léger et détendu.

Au moment de la prestation :

-Prenez votre temps au début. J’ai tendance à passer très vite sur les préliminaires pour commencer. Par contre, j’ai déjà remarqué que je me sens et que je parais plus détendue quand je prends un moment pour me préparer. J’ai déjà assisté à des conférences et ça ne me dérange jamais de voir un intervenant ajuster son micro, organiser ses documents ou prendre un peu d’eau. Je le répète, agissez comme vous voudriez être : détendu.
-Si vous êtes debout, rappelez-vous de répartir votre poids sur vos deux pieds de manière égale.  Sinon, vous passerez sans cesse d’un pied sur l’autre, ce qui encourage votre déconcentration et celle du public.
-Si vous êtes assis, ne vous adossez pas. Cette position pompe votre énergie et vous immobilise. Asseyez-vous près du bord de la chaise (mais sans que vous ne soyez trop près, vous pourriez tomber). Si vous vous croisez les jambes, croisez-les de telle façon que le genou le plus éloigné du public soit au-dessus. Cette posture oriente votre corps vers le public.
Rappelez-vous, si vous vous plantez, ce n’est pas une catastrophe. Comme je l’ai compris lorsque j’ai écrit Quarante façons de voir Winston Churchill, au début de sa carrière, Winston Churchill a été humilié lorsqu’il a eu un blanc pendant un discours. Depuis ce temps-là, il a écrit ses discours mot à mot, se donnant des consignes comme «  arrête-toi là, cherche le mot » ou « bégaiement, à corriger », ce qui signifiait qu’il donnait l’impression d’improviser. Et il a eu une carrière honorable, quand même.
Et vous, qu’est-ce qui vous a aidé à surmonter votre trac ?


mardi 20 janvier 2015

L'homme poursuivi par une portière

             L’homme  poursuivi par une portière


Dès que je démarre, je la vois. Dès que je m’arrête, elle s’arrête. Parfois, je la vois nettement, parfois elle disparaît, ce doit être la nouvelle technique qu’on leur enseigne, aux barbouzes.
J’essaie de m’en débarrasser en prenant des virages sur les chapeaux de roue, tout ce que j’ai gagné, c’est de me faire arrêter par les keufs, j’ai pris quatre points dans la vue et 180 € d’amende.
J’ai essayé de la semer sur l’autoroute et vlan, j’ai eu la brigade autoroutière aux fesses. Ça s’est soldé par un retrait de permis pendant six mois et une amende. C’est drôle , mais pendant toute la durée de mon retrait de permis, je n’ai plus vu ma poursuivante.
Ce devait être une ruse.
Tout à coup, j’eus une illumination. Je courus chez mon libraire acheter une revue d’auto. Mon instinct me criait que j’étais sur la bonne voie. Je scrutais avidement les photos. Il n’y avait pas de doute : tous les automobilistes sont poursuivis par une portière ! Cette vérité me laissa pantois : le nombre de gens harcelés et espionnés croît de jour en jour.
Conscient d’avoir découvert un complot d’Etat et d’en être l’unique témoin, je me vengeais.  Je roulai, portière ouverte, au niveau de chaque représentant de l’autorité, mécanique ou vivant. Je bousillai ainsi un certain nombre de panneaux indicateurs et de gendarmes planqués pour repérer les excès de vitesse.
Je bousillai la serrure de la portière afin qu’elle ne ferme plus et qu’elle ne soit plus tentée de me regarder fixement de son œil métallisé.
Même James Bond est poursuivi par une portière.
Même les stars. Regardez Lady Di : dans leur confrontation finale, c’est la portière qui a eu le dessus. Elle avait bien compris, la belle Anglaise, que c’étaient elles (les portières) ou nous. Le problème, c’est qu’elle a abattu ses cartes trop tôt. Ne croyez pas ce qu’on a écrit dans les journaux à ce sujet : ce n’est que de la poudre aux yeux pour cacher la vaste conspiration qui se trame contre l’humanité.
L’art de passer inaperçu des portières relève de la magie. Allez faire vos course, voir votre maîtresse, boire un pot ou jouer au tiercé, vous ne les verrez pas. Et pourtant elles sont bien là, partout, mais invisibles.
C’est la banalité qui rend invisible. Je vis entouré de banalité, je marche entouré de banalité.
Hubert Reeves parle des milliards d’étoiles qui composent notre galaxie, des milliards de galaxies qui peuplent l’univers. L’homme n’est plus au centre de l’univers, l’homme n’est qu’une poussière parmi d’autres. Mais pourquoi Reeves ne parle-t-il pas des millions de portières qui nous environnent, nous enferment et nous pistent ? N'est-ce pas une réalité vachement plus évidente que la vitesse de la lumière et les trous noirs ?
Tiens, en parlant de trou noir…l’autre jour, j’ai acheté une arme pour en finir une bonne fois pour toute avec cet espion qui venait de la chaîne.
Je lui ai tiré dessus, eh bien, maintenant, je suis poursuivi par une portière avec un trou noir ! Ça, les astronomes, y sont pas caps !
Mais je n’ai toujours pas résolu mon problème.
J’ai changé de voiture : elle est toujours là.
J’ai pris le bus : vaut mieux pas regarder : c’est une énorme portière à soufflet qui m’observait. Le fait que le bus roule au diester ne change strictement rien.
J’ai pris mon vélo : là, les portières se  mettaient à quatre pour m’avoir : empiétant sur les pistes cyclables, elles menaçaient de s'ouvrir à chacun de mes passages.
Je ne suis pas d’un tempérament paranoïaque, vous savez. Mais je vais être acculé d’ici peu, je le sens. L’étau se resserre.
J’ai dégondé la portière. Mais je suis obligé de déménager dans un pays chaud, pour rouler dans ces conditions. Vous croyez que les impôts accepteront ce motif pour m’accorder le statut d’expatrié ?
L’idéal, c’est de conduire un tank. Là, pas de portière qui vous épie.
J’ai hésité entre la Tchétchénie et la Palestine. A cause du climat, j’ai opté pour la Palestine, ci-devant territoires occupés.
Je m’installai à Ramallah.
Ce fut la libération. Plus de portière pour m’espionner. Mais je dus me protéger des obus, du Hamas, des colons, des fêtes musulmanes, des fêtes juives, du Mossad, de la CIA, des RG…



Dans un moment de vague à l’âme, je me suis abonné à Auto Plus que je reçois quand les Israéliens veulent bien laisser passer le courrier. Je compatis aux malheurs de mes compatriotes, toujours poursuivis par l’Ennemi Invisible et Banal : les portières.